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PAROLES :
Aux confins de l’histoire, Quand j’avais l’espérance Dans les temps les plus noirs Que par un coup de chance La paix revienne sur Terre, Je me croyais pouvoir Stopper la guerre, Détruire la haine, Semer la paix, Comme on s’aime d’amour.
Aux confins de ma vie, Encore jeune et crédule, J’avais caressé l’espoir Que l’homme puisse Connaître une vie meilleure, Manger juste à sa faim. Tout ça n’était qu’un rêve, L’illusion du destin. Ai-je appris trop tard ?
Aux confins de l’espace, Dans un autre univers, Loin des peurs, des menaces, Loin des bruits de la guerre, J’avais construit mon asile. Je me croyais pouvoir Quitter la Terre Fuir ses horreurs, Semer un monde Comme on s’aime toujours.
Aux confins de ma mort, Maintenant proche et sûre, J’ai renoué avec l’espoir Que l’homme un jour, Aura une vie décente Mangera juste à sa faim. Ce n’était pas qu’un rêve Tout était dans mes mains. Ai-je compris trop tard ?
Aux confins du futur S’il me reste une chance De pouvoir encore tenter De tout te dire Je te dirai d’abord Qu’il y a entre tes mains De quoi construire un rêve Que feras-tu du tien ? Comprendras-tu trop tard ?
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